Notre histoire

Tout part des mains de ma mère.

Je m’appelle Sarah. Sarah Smaniotto. Neuchâteloise, vaudoise depuis 2008. J’ai traversé ce canton dans tous les sens — la Riviera, le Gros-de-Vaud, et maintenant la Côte. Morges. Je bouge quand je m’ennuie. Jusqu’ici ça tient.

Ma mère est pâtissière. Confiseure, chocolatière, boulangère. Grandir chez elle c’était grandir dans une maison qui sentait quelque chose de bon à n’importe quelle heure. Elle m’a tout transmis — la façon de toucher une pâte pour savoir si elle est prête, ce que bien mélanger veut vraiment dire avec les mains.

illus. — beurre
illus. — gousse de vanille

Ce qu’elle n’a pas pu m’apprendre, c’est à préférer ses gâteaux. Chaque année pour mon anniversaire elle se donnait du mal. Et chaque année je demandais la roulade à la framboise de Migros. Celle en plastique, avec la crème qui colle aux doigts. Elle ne m’en a jamais voulu. Du moins c’est ce qu’elle dit.

Un jour je me retrouve au Mexique. Les marchés, les couleurs, cette chaleur qui n’est pas qu’une question de température. Et un mot arrive. Sablito. Sablé, -ito le petit en espagnol, et dedans sans l’avoir cherché mes initiales. S.M. Un beau accident à neuf mille kilomètres de chez moi.

illus. — drapeau suisse
illus. — bouquet de tulipes

Je rentre. Je demande la recette à ma mère. On pétrit ensemble comme quand j’étais petite. C’est sa recette. Ce sont mes mains. Et c’est là que Sablito commence.

Un sablé vaudois avec une âme mexicaine.

Le mieux, c’est de goûter.